Elles en parlent : Laurène, au secours des animaux d’Afrique

Plus de 9000 km et un léger décalage horaire nous séparait en avril lorsque j’ai échangé avec Laurène. Moi à Paris, elle à la Réunion, nous avons parlé de ses voyages volontaires auprès des animaux d’Afrique.

Laurène a souhaité travaillé auprès des animaux d’Afrique – Crédit photo : Laurène

14h à Paris, 16h à la Réunion. Skype sonne, mais sans réponse. Laurène m’aurait-elle oubliée ?
Une dizaine de minutes plus tard, elle me rappelle. « Désolée, j’étais dans mon hamac dehors, je n’avais pas entendu sonner ! »
Laurène s’installe devant son ordinateur et nous commençons à échanger. A ce moment, elle travaille encore dans une agence de voyage et habite depuis une dizaine d’années sur l’île. « C’est grâce à mon travail que j’ai pu beaucoup voyager. Mais aujourd’hui avec le Covid-19, je suis en chômage partiel et je ne peux plus partir », regrette-t-elle, en ajoutant qu’elle prévoit de se reconvertir dans le domaine du web. « Mais attention, cela ne m’empêchera pas de continuer à voyager ! », ajoute Laurène en rigolant.

L’amour de l’Afrique dans la peau

Un éléphant du centre de volontariat – Crédit photo : Laurène


Cette petite blonde pétillante m’explique ensuite que son attachement pour l’Afrique remonte à l’adolescence, avec les voyages faits en famille. De là, elle s’est découvert une véritable passion pour les animaux et, à 18 ans, sa famille décide de lui offrir un voyage en volontariat avec les animaux en Afrique du Sud. « J’ai été en contact direct avec eux, c’était magique. Ma passion s’est de plus en plus approfondie pour le continent, les safaris, les étendues sauvages… Et depuis, j’y retourne une à deux fois par an. Seule, avec mon copain ou même des amis ou la famille. Ça dépend de qui veut bien me suivre. »
Ce qu’elle aime dans les voyages, c’est avant tout le partage ! Et lorsque Laurène voyage seule, c’est uniquement pour faire du volontariat. « J’ai cherché s’il existait des centres de volontariat. Et en fait, il en existe de plusieurs types. Il y a le volontariat où l’on est en contact avec les animaux comme j’ai fait : c’est-à-dire que les animaux qui sont blessés, orphelins ou handicapés qui ne vivraient pas dans la nature sont placés dans des centres pour qu’on s’occupe d’eux un minimum et il y a des volontariats de recensement d’animaux dans les réserves naturelles. »

Prendre soin des animaux

Laurène soignant Kodie le petit léopard – Crédit photo : Laurène


Ayant besoin d’être en contact direct avec les animaux, elle a énormément apprécié la première expérience. Cependant, curieuse, elle a envie de voir les deux et souhaite repartir bientôt pour faire du recensement.
Très enthousiaste, elle s’empresse alors de me partager son sentiment. « C’est vraiment une expérience incroyable. On rencontre énormément de monde, des locaux bien sûr, comme des personnes du monde entier qui viennent pour la même chose. On apprend beaucoup sur les animaux et l’on vit des moments extraordinaires. Les paysages sont magnifiques. C’était génial. »Tous les participants arrivent sans aucune qualification vétérinaire et tous apprennent sur place pour participer aux soins : aider à refaire un bandage, à administrer des médicaments ou à faire des piqûres. Au quotidien, chacun participe au nettoyage des enclos, à ramasser les os dans ceux des lions, à débroussailler la réserve, entretenir les pistes et nettoyer les espaces communs.
Les jours de repos, tout le monde peut faire ce qu’il souhaite et le centre propose également des activités afin que tous puissent profiter des lieux. « La toute première fois que j’y suis allée, je ne savais pas ça et j’avais loué une voiture pour visiter la réserve de la ville d’à côté. Mais en vrai, il y a beaucoup d’activités qui sont organisées comme : faire une sortie dans le parc naturel ou des sorties en ville par exemple, aller à l’orphelinat pour aller voir les enfants et jouer avec eux. On peut faire plein de choses. »

Plein de projets en tête

Boris le lion du centre de volontariat – Crédit photo : Laurène


Laurène et l’Afrique, c’est une grande histoire d’amour. A chaque fois qu’elle peut y aller, elle saute dans un avion. « Je suis très nature et paysages. J’aime me sentir libre durant ces voyages où je suis avec ma voiture pour aller où je veux quand je veux. Mais avec un minimum d’organisation ! Je suis très angoissée, j’aime avoir mon petit planning bien établi en avance, pour ne rien rater et rien regretter », s’esclaffe-t-elle.
Cependant, il reste à la pétillante jeune femme deux billets en attente et elle ne sait pas encore quand est-ce qu’elle pourra s’y rendre de nouveau.
« Ce n’est pas grave, je me nourris d’autres projets en attendant ! Le plus gros est de pouvoir partir en Australie sur un, deux ou trois ans avec achat d’un van pour sillonner le pays tout en travaillant par-ci, par-là. »
Devant partir en février 2021, Laurène attend et espère pouvoir partir d’ici la fin de l’année. Sauf si Pékin Express, l’émission télévisée à laquelle elle s’est inscrite, l’appelle pour l’aventure !

Le conseil de Laurène

« Le volontariat est un type de voyage auquel on ne pense pas vraiment pour découvrir un pays. Ce n’est pas un voyage où l’on va découvrir énormément la culture ou faire des visites incontournables, mais il permet de s’enrichir culturellement et de faire des rencontres. Pour moi, c’est vraiment quelque chose de super.
Il faut savoir qu’il existe tout type de volontariat. Je l’ai fait avec les animaux, mais ça existe aussi pour les océans, il y a bien sûr l’humanitaire dans les orphelinats, les écoles en Afrique ou en Asie, mais aussi en Amérique latine. C’est un type de voyage hyper bien, très enrichissant et auquel on ne pense pas assez. Je conseille vraiment de le faire au moins une fois. Pour ceux qui veulent vraiment partir seuls, c’est le cas, mais sur place, on fait beaucoup de rencontres, des personnes qui sont autant passionné que nous pour les mêmes choses. Je trouve qu’il s’agit d’un bon compromis entre le voyage seul et le fait d’être rassuré en étant avec des gens. »

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