Elles en parlent : Maelle, partir pour aider son prochain

Maelle parle de son voyage humanitaire – crédit photo : capture écran Noémie Giraud

Cette jeune étudiante belge avait partagé sur les réseaux sociaux son envie de faire un roadtrip en France pour l’été 2021 entre filles. Mais à 23 ans, Maelle est déjà partie plusieurs semaines seule en Afrique. C’est ce qui a attiré mon attention…

C’est avec son léger accent belge qu’elle se présente à la caméra « Je m’appelle Maelle et j’ai 23 ans. Je suis actuellement étudiante en psychologie. »
Maelle est scoute depuis toute petite et avec son groupe elle a déjà fait quelques voyages, « avec mes parents aussi et avec des copines. Mais pas assez à mon goût ! » dit-elle en rigolant, un peu gênée.
C’est en juillet 2019 qu’elle a tenté l’aventure de partir seule en Afrique. « J’ai toujours été passionnée par ce continent. Et cela tombait très bien niveau timing. Cependant, je ne savais pas trop comment partir. »

Faire de l’humanitaire…

Maelle a enseigné l’anglais aux enfants – Crédit photo : Maelle


C’est finalement avec l’organisme Wep (mettre en interlien : https://www.wep.fr/) qu’elle se lance pour faire un voyage humanitaire. « Je voulais partir seule car à ce moment-là je ne parlais pas trop bien anglais et c’était important pour moi d’être complétement immergée dans la langue et la culture. En partant avec une amie, je n’aurais parlé qu’en français. » Et c’est un peu stressée qu’elle est tout de même partie durant un mois pour un voyage humanitaire en Zambie, pour faire de l’enseignement dans une école dans un premier temps.
« Je me suis vite rendu compte que c’était compliqué d’enseigner l’anglais à des enfants qui ne le parlait pas et dont ce n’était pas ma langue non plus. Il y a des subtilités que je n’avais pas et tout me venait naturellement en français. J’ai donc vite demandé à faire un “building project“. » Un projet beaucoup plus abordable pour Maelle qui continue alors de côtoyer la population, tout en se sentant utile pour la communauté. Ce qu’elle n’était pas selon elle en enseignant aux enfants.

Puis un building project ! Crédit photo : Maelle

Tout en voyageant !


Le groupe faisait de la construction le matin et un peu l’après-midi, le reste du temps, il était en quartier libre. « Le premier week-end, j’ai pu visiter les Victoria’s falls. La religion me tient beaucoup à cœur également, donc j’ai visité beaucoup d’églises. J’ai également pu avoir la chance de faire un safari d’une nuit au Botswana à Livingstone. C’était vraiment extraordinaire. »
C’est une expérience dont Maelle retiendra beaucoup de choses : la difficulté de la vie et la relativité dont font preuve les habitants, la pauvreté et la gentillesse des gens, mais surtout le lâché prise dont elle a fait preuve. « Je suis arrivée là-bas en ne sachant pas parler un mot d’anglais, sans savoir où j’allais, ni ce que j’allais faire. C’était une épreuve pour moi qui aime bien contrôler en temps normal. Et au final, j’ai lâché prise, et j’aime fait un saut à l’élastique ! Une chose que je n’aurais jamais pensé faire un jour. Je trouve que cela fait du bien de se découvrir autrement que dans un cadre familier et confortable », raconte Maelle, les yeux pétillants.

Maelle a pu faire un safari – Crédit photo : Maelle
Lâché prise total pour Maelle – Crédit photo : Maelle

Son jardin secret


Cette dernière s’est redécouverte en faisant ce voyage, s’est rendu compte qu’au final, elle était débrouillarde. Elle s’est dépassée et est allée de l’avant en se confrontant à elle-même. « Cela a été beaucoup plus riche de partir seule qu’avec mes amies. Avec elles, c’est plus confortable. En partant seule, on repart à zéro et j’ai besoin d’aventures. C’était tellement génial que je n’ai même pas les mots pour le décrire. »
Pourtant, ce n’est pas un voyage qu’elle aimerait partager avec ses amies. « J’aime me dire que c’est mon expérience, mon endroit à moi. C’était tellement personnel, que je n’ai pas envie de repartir pour le partager avec elles. »

Une chose est sûre, Maelle repartira. Peut-être pas seule en sac à dos en Afrique à cause des dangers que cela peut encourir, mais seule en organisme oui. « Je le conseille vraiment ! » Et seule en Europe ? « Je n’exclus pas cette idée. S’il m’arrive quelque chose, je sais que ce sera moins compliqué. »

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