Une année de voyage difficile

À l’heure où les Français voyagent de plus en plus, le trafic touristique s’est vu fortement
diminué depuis début 2020, en raison de la pandémie mondiale. Le Covid-19 a freiné de
nombreux touristes dans leur quête de voyage et d’aventures.

Hôtel Voco à Strasbourg © Noémie Giraud

Voilà plus d’un an que le rythme de vie des Français a été bousculé par l’arrivée du Covid-19. Et avec lui, l’arrivée du confinement entraînant fermetures des restaurants, des bars et des frontières. L’envie de changer d’air les a emmenés à se confiner à la campagne, mais pour ceux voulant continuer à voyager cela a été beaucoup plus compliqué. « Cela été très difficile, surtout à l’approche des congés estivaux, indique Nawel Seridji, maman de deux enfants, ayant pour habitude de découvrir un nouveau pays chaque année. Ce fut très frustrant, surtout pour les enfants, de ne pas partir. »
Dans un contexte aussi particulier, beaucoup de français ont été déçu de ne pas partir loin. « On s’est rattrapé sur la France en partant en week-end à droite, à gauche, ajoute Antoine Caillaud, cadre QSE (Qualité, Sécurité, Environnement). Ça nous a permis de découvrir la Haute-Savoie par exemple avec ma copine. Nous verrons comment ça se passe cet été. Si on peut sortir de la France, on aimerait partir en Grèce, sinon, on en profitera pour continuer de découvrir notre pays. »

Le hall de l’hôtel Voco est désert © Noémie Giraud

Les professionnels touchés

Une année difficile également pour les professionnels du secteur du tourisme. « Cette année a été assez compliquée pour nous, explique Aurélia Gonthier directrice de l’hôtel Voco de Strasbourg. Nous avons dû mettre en place des procédures strictes quant à la désinfection de nos locaux et former notre personnel. » En plus de procédures plus complexes, l’hôtel a dû fermer ses portes au tout début de la pandémie pour ne rouvrir qu’en juillet 2020, entraînant une diminution de la clientèle (- 45,4 % en moyenne de juillet à novembre 2020. Source : Insee). « C’est un réel défi de tous les jours en terme d’occupation », ajoute la directrice.
Tout autant de difficultés ont été observés au Tribe Paris Batignolles. « Nous ne pouvons accueillir la clientèle étrangère escomptée, ce qui a fait baisser notre activité. Nous avons même parfois dû fermer pour nous adapter à l’activité hôtelière parisienne et au taux de remplissage observé chez la concurrence. »

Benjamin Colon est le directeur de l’hôtel
Tribe Paris Batignolles © Benjamin Colon

L’espoir

Certains experts en tourisme tels qu’Olivier Petit (in Extenso) constatent qu’ « il faudra attendre 2024 pour atteindre un niveau initial d’avant crise » pour les professionnels du tourisme. Les Français eux attendent avec impatience les frontières se rouvrir. « Le premier voyage à l’étranger sera peut-être un peu stressant, mais je repartirai, c’est certains », clame Nawel Seridji. Sa façon de choisir les destinations sera sans nul doute différente, mais son envie de partir est grandissante. Tout comme celle d’Antoine Caillaud. « Ça fait plus d’un an que je ne suis pas parti ! J’ai hâte de pouvoir refaire mes valises. »

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